• Madimoma

La bain libre dès 3 à 4 mois

Dès les premiers jours après la naissance, nous baignons notre enfant. Les auxiliaires de puériculture nous apprennent le plus souvent à ajuster la température de l'eau, préparer notre espace de bain, savonner l'enfant avant de le plonger délicatement dans l'eau. Elles nous enseignent comment tenir notre bébé en faisant reposer sa nuque sur notre avant-bras et en maintenant avec notre main, son bras au plus près de l'épaule. Vous voyez un peu ?




Avant que notre petit nageur ne soit capable de prendre son bain assis, en inventant plein d'histoires avec ses jouets, comment lui offrir un peu d'autonomie ? Grâce au bain libre ! Ca vous dit quelque chose ? Je vous propose de vous raconter mon expérience. Pour notre première fille, nous utilisions un transat de bain en plastique en forme de grenouille. L'enfant est calé par un plot entre les jambes et des bords hauts sur les côtés. Il peut toucher l'eau avec ses mains, remuer un peu ses jambes et saisir des objets qu'on lui tend. L'avantage pour le parent, avoir les mains libres et soulager son dos. L'inconvénient : encore du plastique et un objet de plus dans la salle de bain. Et surtout, les mouvements de l'enfant sont limités.


Pour notre fils, nous avons eu envie d'essayer le bain libre. Vers 3 mois, nous l'avons déposé doucement dans la baignoire, remplie avec 4-5 cm d'eau. Il a d'abord été surpris, quelques secondes à peine, puis s'est mis à battre bras et jambes avec une grande joie. Nous l'avons accompagné de notre propre joie d'ailleurs. Chaque nouvelle étape dans leur autonomie est un moment si beau. Le plus drôle était sûrement sa réaction de surprise à chaque fois qu'il s'arrosait le visage par ses mouvements vifs. Au fil des mois, il pouvait saisir des objets qui flottaient près de lui, les mettre à la bouche, en sucer les gouttes d'eau, babiller (le son est différent quand on a un peu d'eau dans les oreilles). Bref, toutes sortes d'expériences sensorielles et motrices qui participent au développement de l'enfant. Et comme sa grande soeur n'avait pas eu la chance de découvrir cette pratique, elle l'a vite rejoint, allongée sur le dos (à 2 ans et quelques mois). Il n'est jamais trop tard. Bien sûr, à l'arrivée de notre 3e enfant (une petite fille), nous avons renouvelé la joyeuse expérience. L'avantage : on observe son enfant, on s'émerveille de ses progrès, de sa joie, on a les deux mains libres pour les soins d'hygiène et on soulage son dos. L'inconvénient : les petits se refroidissent un peu plus vite car l'eau ne recouvre pas le corps.





Je ne peux écrire un tel article sans rappeler l'absolue nécessité de rester toujours auprès de son enfant lorsqu'il est dans le bain. Il ne faut jamais le quitter des yeux. S'il est capable de se retourner sur le ventre, vous pouvez le laisser faire dès qu'il sait se tenir sur les avant-bras. Il est bon de rappeler qu'il est déconseillé d’asseoir un enfant tant qu'il ne sait pas le faire de lui-même et que c'est donc valable également pour le temps du bain. (Je vous ai déjà dit que mon premier métier était psychomotricienne ?)


Si vous devez vous occuper seul.e de deux enfants en même temps, je vous propose une petite astuce. Oubliez la table à langer. Posez au sol un matelas de lange (ou deux en fonction de l'âge des petits) et installez dessus votre cape de bain. Vous éviterez la tentation de laisser seul votre enfant sur la table à langer pour sortir votre plus grand par exemple. Nous n'avions plus de table à langer dans la salle de bain pour l'arrivée de notre troisième enfant et j'ai trouvé le matelas au sol très pratique et peu encombrant. Vous le glissez debout contre un meuble quand vous ne vous en servez pas. Ça implique seulement d'avoir des genoux en bonne santé :)


Alors ? Vous vous laissez tenter ? Vous pouvez raconter vos expériences en commentaire. Il y a sûrement de chouettes astuces à partager. Merci

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