• Madimoma

Femme entrepreneure - Oser rêver tout haut sa reconversion professionnelle

J'ai envie de vous parler de ma transformation professionnelle, de mon épanouissement en tant que femme, qui s'est dit un jour : "Mais en fait, c'est possible !" Quitter le moule dans lequel je me suis formée pour aller à la rencontre de la femme d'affaire qui est en moi. Oui, ceux qui me connaissent rient déjà. Peut-être pas une carriériste, ça ne me ressemble pas. Juste une femme indépendante financièrement et fière de ce que je fais.


Et au commencement...


En 2008, j'empoche mon diplôme de psychomotricienne et c'est parti pour une longue carrière dans le soin. Sauf que je découvre au fil des contrats, la réalité du terrain. Vous la connaissez ? Des patients (on dit usagers) en souffrance, leurs aidants en détresse, les personnels en épuisement, les institutions sous pression, les finances au plus bas... Je rencontre bien sûr des personnes formidables, impliquées, bienveillantes mais ça ne suffit pas. La société exige de moi que je sois performante et rentable au travail de façon continue, 5 jours/7, quelque soit les moyens qu'on me donne pour bien travailler. Certaines anciennes collègues qui liront peut-être ce post diraient "on n'était pas les plus mal loties". Certes, mais on se compare toujours au pire, on finit par oublier qu'on n'est pas dans une situation de soin satisfaisante. Je reprends donc : la société attend de moi que je sois une psychomotricienne à haut rendement, une mère capable d'élever des enfants parfaitement stimulés et heureux, une bonne ménagère, une citoyenne du monde qui respecte l'environnement, un être de relations sociales nombreuses et épanouies... Autant vous dire, qu'en 2017 je suis épuisée, enceinte de mon troisième enfant, en couple avec un homme en burn out (parce qu'il s'est cramponné à ses valeurs, que je partage).





Que se passe-t-il ? Suspens... Vous pensez que je craque. Et bien non. Chez moi, la transition a pris son temps. La petite voix créatrice au fond de moi commence à parler un peu plus fort. D'abord ma grossesse ne se passe pas comme prévu. Je suis suivie de très près. J'ai beaucoup d'inquiétudes concernant le développement de ma fille. Je suis donc en arrêt de travail très tôt. Je découvre alors qu'il y a un confort certain à être à la maison pour s'occuper d'avantage de ses enfants, pour rencontrer les enseignants, pour accompagner des activités ou sorties... Je vois mes enfants moins fatigués, moins irrités. Les cris diminuent et avec eux la violence verbale. Je gagne également du temps sur mon activité extra-professionnelle, qui est en fait une passion, le théâtre. La pièce que j'ai écrite se joue avec des costumes que j'ai pu coudre. Je me sens reconnue dans d'autres domaines. Je commence à penser qu'un autre avenir professionnel est possible.





En 2018, nous quittons la région des Hauts de France. Je peine à trouver un travaille de psychomotricienne en Loire-Atlantique. Je fais des remplacements en EHPAD mais je rêve de vivre de ma propre activité. Je crée même mon entreprise de création couture en décembre 2019 alors que je suis encore salariée. Je décide donc en septembre 2020, de ne pas rechercher d'emploi à nouveau. Mon site internet est créé. J'ai conçu un petit stock d'articles. Je démarre !





Et FLOP ! Oups. Je ne vends qu'à mes proches, du bouche à oreille très très serré. Mes clients sont très satisfaits. Je peine à être visible et je comprends que la communication, c'est un métier. Je me forme à Instagram à la Chambre des Métiers et de l'Artisanat. Ça m'aide, un peu ... Et puis, il me manque quelque chose. Je sens un vide. 5 min d’introspection et je me rends à l'évidence. Travailler à la maison, c'est être isolée. J'aimerais rencontrer mes clients, être à l'écoute de leurs envies, partager avec d'autres femmes entrepreneure... Quelque part dans un coin de ma tête, je commence à rêver d'une boutique de créatrices/atelier/salon de thé. J'y vois des ateliers autour du féminin, des conférences autour d'un bon thé, des créatrices qui viennent parler de leur travail. Je m'enflamme ! Et j'ose. Oui j'ose en parler tout haut. Mon idée est incroyablement bien accueillie. J'élargis le cercle des personnes à qui j'en parle, au point d'envoyer un mail à la CMA pour leur demander un petit coup de main. Coup de main, coup de poker : on me propose de participer à une formation "parcours entrepreneur" de 6

semaines qui commence quelques jours plus tard. Je dis oui. Sans vérifier la faisabilité sur le plan familial et professionnel. Je fonce !





Et voilà, j'arrive à la fin des 6 semaines. J'ai pris des montagnes russes émotionnelles. Le projet que j'envisageais n'est pas réalisable financièrement pour le moment. Et pour être plus précise (j'ai appris du vocabulaire), mon prévisionnel annonce un résultat négatif. Je ne suis pas rentable. Il faudrait que je me projette dans une grande ville, en travaillant 50h/semaine. C'est non. Pas pour l'instant... Je crois à mon projet, je lui trouve une place utile en milieu rural. Je garde cette belle idée mais je vais simplement la reportée. L'avantage, c'est que j'ai appris une multitude de techniques qui vont me permettre de développer mon entreprise actuelle. Attention, Madimoma va vous en mettre plein la vue !! Bon après les vacances d'été. Il ne faut pas oublier l'essentiel, la vie est courte, les enfants grandissent vite. Je m'en vais profiter d'eux. On se revoit en septembre. En attendant, je vous invite à visiter la boutique :)





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